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La dépollution, un nouveau moyen de protéger l’environnement

INTERVIEW - Franck ROGIER, conducteur d'engins chez MOREL

La société Morel est spécialisée dans la location de matériels de terrassement avec chauffeur.  Depuis plus de trente ans, elle répond aux besoins de ses clients grâce à une gamme de machines diversifiées. L’équipe de Morel est composée de trente cinq personnes qualifiées et riches de plusieurs années d’expérience. Au-delà de la qualité de ses prestations, Morel répond à un problème d’actualité : la protection de l’environnement. Pour un de ses clients, GRS VALTECH du
Groupe VEOLIA Propreté, elle dépollue des sites souillés par diverses substances chimiques.
Actuellement sur un chantier de dépollution à Saint-Ouen (95), Franck Rogier nous explique en quoi consiste cette action.

Quel est votre rôle dans l’entreprise ?
Je suis conducteur d’engins, plus particulièrement pelleur. Je suis rattaché à une machine mais je reste très polyvalent. Mon travail s’effectue notamment sur des chantiers de dépollution.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste la dépollution ?
C’est une méthode utilisée afin d’extraire des polluants enfouis dans le sol. La pollution est due à l’absence de dallage sous les bâtiments commerciaux et industriels. Le sol en terre battue est donc souillé d’huiles, de solvants, de produits chimiques, d’hydrocarbures…

Pouvez-vous nous décrire comment vous procédez ?
Des techniciens réalisent des prélèvements afin de déterminer la zone à traiter. Puis on effectue l’extraction par excavation des terres qui sont chargées dans les dumpers. Elles sont finalement traitées dans des centres spécialisés. Il faut savoir qu’un chantier de dépollution peut durer 4 à 5 ans et que nous pouvons creuser jusqu’à plus de 10 mètres de profondeur.

A quel usage sont destinés les futurs sols ?
Les sols, une fois dépollués, sont destinés à la construction de logements. Notre travail permet de dépolluer les sols qui auraient un impact nocif pour l’homme.

Y-a-t-il des mesures de sécurité que vous devez respecter ?
Nous avons l’obligation d’avoir une certaine discipline, car nous travaillons parfois dans le noir et dans des espaces réduits. Pour notre sécurité, nous portons un équipement de protection individuel (EPI) constitué de vêtements à resistance spécifique, masques avec filtration d’air, casques...

Quelle machine utilisez-vous lorsque vous intervenez sur un chantier de dépollution ?
J’utilise une pelle à chaînes de 22T. Le chantier est aussi exploité avec des tombereaux de 25T. Mais les machines dépendent beaucoup de la place disponible. La parfaite maîtrise des engins est essentielle car nous travaillons souvent sous des bâtiments soutenus uniquement par des piliers. Une mauvaise manoeuvre peut donc fragiliser le site et le bâtiment s’écrouler.

Quels sont les aspects de votre travail que vous appréciez ?
Je suis pelleur depuis 23 ans et je travaille dans la dépollution depuis cinq ans. J’apprécie mon métier mais ce n’est pas mon activité première. Aujourd’hui je suis attiré par un poste de création et de finition. Mais le plus important pour moi est de rester un homme de terrain.